2013 fete de la gastronomie

SOURCE  : ici,  JOURNAL BIEN PUBLIC

 C’est une Dijonnaise d’origine malgache qui a gagné la demi-finale du Concours national de cuisine amateur qui se déroulait cette ­semaine, en apportant un peu du soleil de son pays.

 «Originaire de Madagascar, j’ai voulu apporter un peu de soleil dans ma recette », a expliqué Hanta Ramantsoa, la gagnante de la demi-finale du Concours national de cuisine amateur qui se déroulait, une fois de plus, dans les cuisines de l’Hostellerie de Levernois.

C’est d’ailleurs avec sa gentillesse légendaire que toute l’équipe de ce Relais & Châteaux, dont son chef Philippe Augé, a accueilli les deux ­concurrentes, Hanta Ramantsoa et Mme Ballon Dervault, qui avaient été sélectionnées cet été. Le défi à relever n’était pas évident, car elles devaient composer un plat, en un temps imparti, avec un panier imposé. Il faut dire que les deux ingrédients de base pouvaient donner des idées gourmandes délicieuses, puisqu’il fallait marier un filet de bœuf avec du foie gras. En accompagnement, il y avait des pommes de terre, des champignons et du lard fumé.

Façon samossa

Avec de tels ingrédients, Hanta Ramantsoa a tout de suite pensé à un bœuf bourguignon et, pour le “soleil de Madagascar”, elle a disposé le foie gras sur des petits triangles, façon samossa : « C’est un pliage de brique avec du persil, des champignons et des oignons revenus dans l’huile d’olive, puis le foie gras est assaisonné dans le rouleau, badigeonné de jaune d’œuf que l’on passe très rapidement au four, juste pour le dorer et le ­rendre croustillant ».

Rougail de Madagascar

C’était la première fois que Hanta Ramantsoa mariait ainsi bœuf et foie gras, mais ce n’était pas la première fois qu’elle participait à un ­concours culinaire de ce niveau. Cette Dijonnaise d’adoption aime ce partage des cultures et elle ne renie pas la sienne qui cuisine des produits bio. Elle a d’ailleurs créé une association qui s’appelle Le Rougail de Madagascar, en hommage à ce plat typique (rougail) qui accompagne tous les plats traditionnels (petite brunoise de tomates, ails, huile d’olive). Elle dirige ainsi des ateliers de cuisine dans des écoles et apprend aux amateurs qu’on peut faire une cuisine simple mais savoureuse, avec des produits frais, sans perdre trop de temps en cuisine. Après avoir concouru au Salon de l’agriculture à Paris, elle attend avec impatience la finale de ce ­concours les 20 et 21 septembre au château de Sedan.